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Départ: Rue-du-Calvaire
Arrivée: Lugubre-Cimetière




# Posté le dimanche 22 février 2009 16:24

..> Votre rêve le plus ardent est d'humilier qui vous a offensé. Mais si vous n'entendez plus jamais parler de lui, ayant changé de pays, votre ennemi finira par ne plus avoir pour vous aucune importance. [Marcel Proust] Extrait d' A l'ombre des jeunes filles en fleurs ..

..> Votre rêve le plus ardent est d'humilier qui vous a offensé. Mais si vous n'entendez plus jamais parler de lui, ayant changé de pays, votre ennemi finira par ne plus avoir pour vous aucune importance. [Marcel Proust] Extrait d' A l'ombre des jeunes filles en fleurs   ..


Oyez, oyez, gentes dames et chevaliers, O gens de toute contrée!
Venez ce soir au banquet, rire, manger et chanter! Une joute hors
du commun est organisée. Plantés devant vous comme des pan
tins, nous ne sommes que des jouets à l'apparence humaine. D'
hideuses marionnettes que vous pouvez manipuler avec aisance.
De simples automates dont les membres sont rattachés à des fils
rigides. Concidérez-nous comme des personnes versatiles. Nous
ne nous défendrons pas. Dans vos esprits rétricits, diminués, nous
sommes facilement manipulables. Si cette pensée peut améliorer
l'idée que vous avez de vous-même, alors oui, vous pouvez nous col
ler cette étiquette. Approchez cher hôtes. Venez dévisager les bouffons
du roi. Debout devant cette foule, nous sommes concidérés comme
les bêtes de la foire. Vétus de guenilles, de linge usé, de chiffons, nous
gardons la tête baissée et les pieds joints. Les yeux clos, nous distingu
ons vos quelques murmures. Resserant nos mains liées, un lien s'est
établi entre nous depuis le début de ces moqueries. Un énigmatique
silence s'installe. Plus aucune voix ne résonne. Ce supplice serait-il
terminé? Serait-on arrivé à la fin de cette torture? Quelle fausse joie. Les
rires refont leur apparition au moment où ce légume rond se loge le long
de nos joues. Le jus acide coule sur nos visages crispés. Nous ne prenons
même pas la peine d'essuyer ce liquide blessant. Trouvant le courage de
relever la tête, nous pouvons enfin apercevoir les fautifs de cette offense. Vous,
simples individus primitifs, vous vous conciderez supérieurs aux autres. L'humi
liation est votre principal jeu, l'affront votre suprême excitation. Sachez que nous
ne descendrons pas à votre niveau. La vengeance serait une douce revanche
mais nous perdrions la seule chose qu'il nous reste encore, notre intégrité. Nous
vous laissons vous nourrir de votre méchanceté, boire votre cuauté, dévorer cette
malfaisance qui vous consume. Vous, hommes et femmes puérils, vous vous étou
fferez à force de consommer votre noirceur et votre pervesité. Oyez, oyez, gentes da
mes et chevaliers, O gens de toute contrée !Vous êtes venus ce soir au banquet, rire,
manger et chanter! Une joute hors du commun a été organisée. J'espère que vous
avez bien dégusté ce suprême dîner, ce sinistre souper.

# Posté le dimanche 23 novembre 2008 05:44

Modifié le lundi 15 décembre 2008 12:35

..L'écriture est une aventure. Au début c'est un jeu, puis c'est une amante, ensuite c'est un maître et ça devient un tyran. Auteur Inconnu ..

..L'écriture est une aventure. Au début c'est un jeu, puis c'est une amante, ensuite c'est un maître et ça devient un tyran. Auteur Inconnu ..

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_________________Mon crayon gratte cette feuille jaunie par le renfermement. Je laisse cet outil se
_________________balader sur ce support qui reçoit tous ces mots, toutes ces pensées. Des années
_________________se sont écoulées depuis la dernière fois que j'ai ouvert ce vieux calepin. De nom
_________________breux souvenirs refont surface. Ces pensées que je croyais enfouies me remémore
_________________que je n'ai rien oublié. Au contraire, je me suis risquée à les enterrer pour me protéger.
_________________Je retrouve au fur et à mesure l'importance qu'avait cet art autrefois à mes yeux.
_________________Chaque mot me procure une certaine délivrance. Un sentiment de livraison qui
_________________emporte mon âme vers d'autres cieux. Des textes poussiéreux me rappellent les
_________________différentes aventures que j'ai traversé. Feuilletant mes nombreux récits avec courage,
_________________je tombe sur un passage qui parle de lui. Une vague d'anxièté me dévaste. Je songe
_________________à ce jour où j'ai écrit cet paragraphe. Une journée banale où j'essayais de survivre
_________________sans lui. Ne pensez point que je sanglote. Ce n'est pas parce que quelqu'un ne
_________________ pleurniche pas, qu'il ne ressent rien. Mon oeil gauche laisse ce liquide s'échouer le long
_________________de ma joue. Du revers de la main, je retire cette goutte. Un sentiment assez étrange
_________________comme de la culpabilité m'empêche de verser ces quelques goutelettes. Je m'interdis de
_________________pleurer. Je n'ai ai pas le droit. Je referme ce vieux camarade. Cet ancêtre ami, gardien de
_________________mes richesses, protège mes intimes secrets.



# Posté le vendredi 21 novembre 2008 15:27

Modifié le samedi 22 novembre 2008 08:08

..L'enfance est innocence mais aussi négligence, c'est un recommencement, un jeu, une roue libre, un premier mouvement, un oui sacré. Nietzsche Friedrich ..

..L'enfance est innocence mais aussi négligence, c'est un recommencement, un jeu, une roue libre, un premier mouvement, un oui sacré. Nietzsche Friedrich ..



De gironds hématomes sur tes petits yeux apeurés comme
joyeux camarade et de profondes coupures sur ta lèvre inférieur
pour merveilleuse compagnie. Assis dans cette pièce au mur
blanc, tes yeux ne réflètent point la tristesse. Aucune larme ne
s'échappe de ton regard enfantin. Ce n'est pas la première fois
que tu te retrouves en ce lieu. A chaque fois, elle te fait la promesse
que ce sera le dernier coup, que plus jamais il ne te touchera.
Foutaise! Un mensonge de plus. Tu te retrouves une nouvelle
fois dans ce Boxe2, service pédiatrie. Les murs blancs éblouissent
tes yeux qui résistent à la douleur. Ton attention se porte sur ces
fissures sur le mur. Tu les avait déjà observées à la précédente visite.
Les aiguilles de la pendule résonne doucement dans ton esprit. A
tout simplement dix ans, tu es confronté au mensonge et au dur
secret. Pendant votre enfance, on nous apprend à ne pas mentir, qu'il
faut toujours dire la vérité. Pour toi, ce serait plutôt le contraire. Tu as
l'obligation de dénicher une énième cause de toutes ces marques.
Tu commences à faire la liste des différents motifs de tes précédentes
visites. Essayant de ne pas redonner une nouvelle fois le même, tu sens
sa présence alors qu'il n'est pas là. La porte grince doucement te laissant
voir cet homme qui est le fautif de ces souffrances, ce bourreau sans âme
qui te tue à petits feux. Croisant son regard, tu te pétrifies comme-ci le sentiment
de soulagement qui t'ennivrait depuis peu s'était évanoui pour laisser place
à l'appréhension et à la peur. Ton supplice allait recommencer. La nuit sera
longue et lente. De douleureux échimoses comme funeste compagnon et de
mauvaises brûlures sur les hanches comme sinistre amie. On a tous nos
propres démons mais comment faire quand ceux qui doivent normalement
vous défendre ne sont que vos simples ennemis?

# Posté le jeudi 20 novembre 2008 11:50

Modifié le vendredi 21 novembre 2008 13:39

..Demain je m'en irai peut-être Si tu viens avec moi Viens Allons ensemble C'est un joli soir pour mourir Et si ta main tremble Dis-toi qu'il faut juste partir Damien Saez ..

..Demain je m'en irai peut-être Si tu viens avec moi Viens Allons ensemble C'est un joli soir pour mourir Et si ta main tremble Dis-toi qu'il faut juste partir Damien Saez ..

Maman,


Je vais mourir mais ne
t'inquiètes pas je n'ai pas peur.


Cher quelqu'un,
cet article a une raison précise. Il ne parle pas de suicide mais de maladie.

# Posté le mercredi 05 novembre 2008 13:56

Modifié le vendredi 14 novembre 2008 10:59